Quand les communautés, les associations et les entreprises travaillent ensemble

7ème conférence de la SSUP sur le bénévolat : Près de 200 personnes ont répondu à l’invitation de la SSUP à la conférence sur le bénévolat du 6 mai 2021 pour examiner le thème de la promotion trisectorielle du bénévolat.

Près de 200 personnes ont accepté l’invitation de la SSUP à la conférence sur le bénévolat du 6 mai 2021, afin d’approfondir le sujet de la promotion trisectorielle du bénévolat. Lors de la réunion, qui a dû se dérouler en ligne via Zoom en raison de la pandémie de Covid, les parties prenantes des trois secteurs (gouvernement, entreprises et société civile) ont fait part de leurs expériences concrètes en matière de coopération sectorielle. Les participants ont eu un premier aperçu du projet pilote “engagement-local”, qui est soutenu par la SSUP et 14 autres organisations. Dix sites et régions sélectionnés en Suisse seront soutenus pendant trois ans dans le développement d’une stratégie de promotion trisectorielle du bénévolat local. Les acteurs gouvernementaux, économiques et de la société civile des dix sites coopèrent sur un pied d’égalité, assument une responsabilité commune et apportent leurs propres forces et spécificités à la promotion conjointe du bénévolat local.

Lukas Niederberger, directeur de la SSUP et initiateur du projet “engagement-local”, a débuté la conférence en présentant une enquête sur l’état d’esprit de la coopération intersectorielle en Suisse.

L’enquête menée auprès de 360 professionnels a donné les résultats suivants :

  • 80% sont convaincus que les acteurs de la société civile (associations, ONG, organismes d’aide) reçoivent davantage de soutien idéationnel, financier ou structurel grâce à la coopération trisectorielle.
  • 77% estiment que les acteurs étatiques (municipalités, villes et régions) renforcent leurs liens avec la société civile par le biais d’une coopération trisectorielle.
  • 74% pensent que la coopération trisectorielle renforce la participation des citoyens aux tâches communautaires.
  • 71% pensent que les acteurs économiques (PME locales, associations professionnelles) améliorent l’image de l’entreprise grâce à la coopération trisectorielle.
  • 69% sont convaincus que la promotion trisectorielle du bénévolat local renforce la cohésion sociale.
  • 68% estiment que la promotion de la coopération trisectorielle nécessite une attitude et une culture fondamentalement nouvelles parmi les parties prenantes.
  • 66% estiment que les acteurs de la société civile voient leur engagement mieux reconnu par la coopération trisectorielle.
  • 63% estiment que les acteurs économiques gagnent en proximité avec la société civile par la coopération trisectorielle.
  • 63% pensent que les acteurs de la société civile atteignent davantage de personnes grâce à la coopération trisectorielle pour attirer les bénévoles.
  • 61% sont d’avis que de nouveaux processus de travail sont nécessaires dans la coopération trisectorielle, car les acteurs de l’État, de l’économie et de la société civile agissent avec des logiques d’action et des processus décisionnels différents.
  • 59% pensent que le travail bénévole est plus apprécié par la promotion trisectorielle.
  • 52% pensent que d’autres défis sociétaux peuvent également être abordés par la coopération trisectorielle.

Ruedi Schneider, chef du projet “engagement-local”, a ensuite présenté le contexte et les objectifs du projet. Dans un bref rapport intermédiaire, Anke Kaschlik (ZHAW) a présenté l’état actuel du suivi scientifique et professionnel du projet. Sur la base d’une enquête nationale, Mme Kaschlik a cité les plus grands défis du bénévolat :

  • Volonté d’un engagement (à long terme)
  • Individualisation du comportement en matière de loisirs
  • Perte des structures de relations locales
  • Manque de temps
  • Mise en relation des bénévoles et des organisations
  • Accompagnement, soutien et valorisation des bénévoles
  • Manque d’appréciation du travail non rémunéré dans une société dominée par l’économie.
  • Recrutement et participation d’individus et de groupes moins intégrés

Isabelle Denzler, conseillère municipale d’Eschlikon TG, et Jean-Luc Kühnis, membre du conseil d’administration de freiwillig@kloten, ont présenté leurs expériences du point de vue de l’État et de la société civile et ont pu montrer, à l’aide d’exemples concrets, comment la promotion du bénévolat local par secteur est mise en œuvre avec succès. L’entrepreneur social Lynn Blattmann a appelé les acteurs du gouvernement et de la société civile à s’ouvrir à la collaboration avec le monde des affaires. De brefs messages vidéo de Sion, de Mendrisio et de la Haute-Engadine ont donné aux participants un aperçu du travail des localités et régions participantes du projet « engagement-local » au cours de la conférence. Au cours de trois sessions en petits groupes, les participants ont également eu l’occasion d’échanger leurs points de vue sur les présentations et de nouer des contacts.

Lors d’un débat animé par la modératrice de la conférence, Maria-Victoria Haas, Anke Kaschlik (ZHAW), Lynn Blattmann (Lynno GmbH), Lisa Mazzone (Conseillère d’Etat du canton de Genève), Christine Spanninger (du projekt « Engagierte Stadt » en Allemagne) et Ruedi Schneider (projet « engagement-local ») ont discuté de la situation actuelle difficile pour la promotion du bénévolat suite à Covid. Les expériences du projet trisectoriel “Engagierte Stadt” d’Allemagne ont également été présentées et des discussions animées ont eu lieu. Les participants ont convenu que la coopération intersectorielle n’est pas seulement efficace dans le domaine du bénévolat, mais qu’elle serait une approche idéale pour résoudre les défis sociaux en général.