La date limite de candidature approche

Le projet «engagement-local, que la SSUP a lancé en août avec 14 autres organisations et qui vise à promouvoir le bénévolat local, a suscité un vif intérêt. La date limite de candidature a été fixée au 31 janvier 2020.

Le projet «engagement-local», que la SSUP a lancé en août 2019 avec 14 autres organisations et qui vise à promouvoir le bénévolat local, a suscité un vif intérêt. De nombreuses communes suisses ont déjà posé leur candidature en ligne pour participer à ce projet de 3 ans. Plus de 50 lieux suisses étaient représentés lors des réunions d’information à Zurich, Lausanne et Lugano. D’avril 2020 à fin 2022, les 10 communes et villes sélectionnées seront invitées à élaborer une stratégie pour promouvoir le bénévolat local. Ce projet triennal a pour particularité d’associer des organisations de l’État, de l’économie et de la société civile à condition que la stratégie proposée soit développée localement et de manière tripartite avec des acteurs de l’État, de l’économie et de la société civile.

Cependant, pour la SSUP, ce ne sont pas uniquement les candidatures – qui proviennent d’ailleurs d’endroits très divers – qui sont intéressantes. Les absences de candidatures sont, elles aussi, révélatrices. Ainsi, certaines autorités locales nous ont déclaré d’elles-mêmes qu’elles n’étaient pas intéressées par ce projet ou qu’elles n’avaient pas de ressources pour y participer. Lorsque nous leur avons demandé s’ils elles avaient consulté les associations et les entreprises locales avant de prendre leur décision négative, nous n’avons jamais obtenu de réponse. Autre constat: il est très rare que l’intérêt pour le projet provienne d’une association de la société civile – encore moins d’une entreprise. Qu’est-ce que cela signifie?

  1. Certaines institutions publiques s’occupent en permanence de questions sociales, et nombre de ces questions concernent, entre autres, des organisations de la société civile. Les municipalités soutiennent des associations et des organisations ou concluent des accords de prestations avec elles. Mais les pouvoirs publics n’ont pas l’habitude de travailler avec la société civile et les acteurs économiques pour relever les défis sociaux dans un esprit de partenariat et sur un pied d’égalité. A Berne, il n’y a ni interlocuteur responsable, ni bureau spécialisé, ni stratégie pour la société civile, alors que les interfaces avec l’économie sont innombrables. Dans certains cantons, les autorités gèrent et coordonnent les activités bénévoles, en particulier dans le domaine des migrations.
  2. La société civile suisse est très active avec près de 100’000 associations, 13’000 fondations, plus de 5’000 paroisses et de nombreux partis et mouvements politiques. Mais il n’y a pas de réelle prise de conscience de l’engagement civique au sein de ces organisations. De nombreuses associations sont trop petites et ne disposent pas de ressources humaines et financières suffisantes pour prendre la tête de la coopération intersectorielle.
  3. Les entreprises privées contribuent fortement à la prospérité de la société, mais elles utilisent encore peu leurs possibilités d’améliorer leurs avantages liés à leur implantation. En tant que «corporate citizens», elles pourraient jouer un rôle actif dans le façonnage de la société de demain.

La date limite de candidature a été fixée au 31 janvier 2020. De plus amples informations et le formulaire d’inscription en ligne sont disponibles sur le site www.engagement-local.ch