Du mentoring désormais également à Zoug

Programme Job Caddie de la SSUP
Depuis trois mois, Job Caddie existe également dans le canton de Zoug. Deux douzaines de mentors ont déjà été formés et les premiers mentorats ont débuté. L’accent est mis sur une judicieuse mise en réseau.[nbsp]

Programme Job Caddie de la SSUP
Depuis trois mois, Job Caddie existe également dans le canton de Zoug. Deux douzaines de mentors ont déjà été formés et les premiers mentorats ont débuté. L’accent est mis sur une judicieuse mise en réseau.[nbsp]

En septembre 2015, un projet pilote de trois ans a été lancé. Son objectif est d’établir le programme de mentoring Job Caddie dans le canton de Zoug également.[nbsp] La société d’utilité publique locale, la Gemeinnützige Gesellschaft Zug, assume la responsabilité institutionnelle de ce projet pilote et Sybille Köpfli le dirige. Le projet a été intégré aux activités de GGZ@Work, une entreprise sociale œuvrant avec succès depuis 1995 et proposant de nombreux services à des sociétés, à des particuliers et au secteur public. GGZ@Work conseille et assiste par ailleurs des personnes à la recherche d’un emploi. Job Caddie constitue un nouvel élément qui vient compléter la déjà large gamme de prestations de GGZ@Work.

Des adolescents et de jeunes adultes bénéficient du soutien de mentors bénévoles, au cours de leur apprentissage et au-delà. Cette assistance est personnalisée, facilement accessible, gratuite et ciblée en fonction du secteur professionnel.

Les premières expériences avec le programme confirment que dans le canton de Zoug aussi, la demande de conseils de ce type existe bien:[nbsp]

Tel apprenti en technique de laboratoires rencontre des difficultés: il est dans sa deuxième année et il apparaît de plus en plus clairement qu’il n’a pas choisi la bonne voie. A l’école professionnelle, ses résultats sont médiocres dans les matières spécifiques et, dans son entreprise, il n’est toujours pas à la hauteur du travail de précision qui lui est demandé. Toutefois, cette entreprise est exemplaire sur le plan de l’encadrement des apprentis: on lui offre l’opportunité de se réorienter. D’une nouvelle consultation au Centre d’information professionnelle, il résulte que pour ce jeune qui dispose d’une réelle aisance communicative, un apprentissage permettant des contacts directs avec la clientèle serait plus approprié. Or, sa mentor Job Caddie travaille dans le commerce de détail depuis de nombreuses années[nbsp] et elle le soutient[nbsp] dans ses démarches pour trouver une place d’apprentissage dans ce domaine.

Telle jeune femme a terminé avec succès son apprentissage commercial dans le domaine fiduciaire. Elle est à la recherche de son premier emploi fixe. Jusqu’à présent, elle n’a reçu que des réponses négatives. Est-ce en raison des notes qu’elle a obtenues à l’examen de fin d’apprentissage et qui ne sont pas brillantes? Choisit-elle les mauvaises offres d’emploi? Sa lettre de candidature et son CV sont-ils insignifiants, comme l’a remarqué une camarade? Désormais, la jeune femme peut parler de ces problèmes à son mentor, lequel occupe aujourd’hui une fonction dirigeante dans une PME mais a également commencé par un apprentissage commercial.

Trouver des mentors? Aucun problème! L’intérêt a même été très marqué et deux douzaines de mentors ont déjà suivi la formation de deux jours les préparant à leurs futures tâches bénévoles. Toutes ces personnes s’en sont bien sorties sur le plan professionnel et se disent actuellement prêtes à assister d’autres, plus jeunes et moins heureux dans leur vie professionnelle. C’est du moins la motivation indiquée par la plupart des mentors. Certains d’entre eux ont eux-mêmes eu des personnes qui les ont soutenus au fil de leur carrière; d’autres ont cruellement manqué d’un tel accompagnement. Soutenir à leur tour des jeunes qui cherchent leur voie ou faire bénéficier des apprentis de l’assistance tant souhaitée à l’époque – c’est cela le moteur des mentors, disent-ils eux-mêmes.

En[nbsp] tant que cheffe de projet, Sybille Köpfli noue les contacts non seulement avec d’autres instances cantonales ou organisations privées mais aussi avec des entreprises ou des entrepreneurs. Dans un proche avenir, Job Caddie devra constituer une offre bien établie, proposant un soutien facilement accessible, pragmatique et gratuit. Un soutien dont bénéficieront non seulement des adolescents et jeunes adultes mais aussi des entreprises accueillant des apprentis.[nbsp]

A. Ruckstuhl, Responsable Job Caddie, SSUP