Aide financière pour le projet MenCare

Quand les hommes s’impliquent
A l’instar de l’Office fédéral de la statistique, la SSUP s’intéresse de près au volontariat et au bénévolat en Suisse. Suite à ses recherches, La SSUP est donc consciente de l’inégale répartition des tâches sociales indispensables. C’est aux femmes que revient la part du lion des travaux non rémunérés au sein de la famille et des cercles de proches, d’amis et de voisinage. Certes, les hommes sont un peu plus actifs dans le secteur bénévole formel, qui comprend l’implication active mais aussi les postes honorifiques au sein des clubs et organisations.

Quand les hommes s’impliquent
A l’instar de l’Office fédéral de la statistique, la SSUP s’intéresse de près au volontariat et au bénévolat en Suisse. Suite à ses recherches, La SSUP est donc consciente de l’inégale répartition des tâches sociales indispensables. C’est aux femmes que revient la part du lion des travaux non rémunérés au sein de la famille et des cercles de proches, d’amis et de voisinage. Certes, les hommes sont un peu plus actifs dans le secteur bénévole formel, qui comprend l’implication active mais aussi les postes honorifiques au sein des clubs et organisations. Pourtant, les femmes et les hommes sont encore très éloignés de l’idéal où les engagements professionnel, familial et associatif se cumuleraient harmonieusement. C’est pour cette raison que la SSUP soutient la campagne «MenCare», lancée depuis plusieurs années par la «OAK Foundation», et d’ores et déjà présente dans 35 pays.

En Suisse, le rôle et les tâches des pères dans l’éducation des enfants et dans la vie de famille sont nettement à la traîne derrière les évolutions des 30 dernières années. D’après une étude représentative menée par «Pro Familia Schweiz» en 2011, 9 hommes sur 10 souhaiteraient réduire leur taux d’activité professionnelle et travailler de manière plus flexible. Pourtant, de facto, seul un père sur dix ayant des enfants en bas âge a réduit son activité professionnelle. En Suisse, plus de 50[nbsp]% de la population estiment qu’une femme se doit de réduire son activité professionnelle au profit de la famille; pour un homme, moins de 10[nbsp]% trouvent que c’est une bonne solution. Chez nous, des réformes importantes s’imposent dans le champ politique et économique: ainsi, seuls deux autres pays européens refusent aux hommes des demandes de décharge horaire pour motifs familiaux; de plus, les postes à temps partiel chez les cadres ou les modèles de temps de travail flexible sont encore très rares dans les entreprises. C’est pourquoi «MenCare» fait sienne l’indispensable discussion sur le temps que les hommes consacrent au travail domestique. [nbsp]

Dans diverses cultures sur plusieurs continents, des scientifiques ont confirmé que l’engagement personnel des pères auprès de leurs nourrissons et enfants ont des effets positifs sur le développement cognitif, émotionnel et social de leur progéniture. Ils réduisent en outre la violence conjugale et renforcent la sécurité et la stabilité des familles; ils encouragent la performance économique des mères et améliorent la santé des pères. In fine, ce sont les économies nationales dans leur ensemble qui en profitent.

La «OAK Foundation», qui agit dans le monde entier, a lancé le projet «MenCare» dans plusieurs pays, à chaque fois en collaboration avec une organisation reconnue de la société civile locale. La campagne de sensibilisation, qui se déroule sur plusieurs années, vise à amener les hommes à assumer comme une évidence le souci et la responsabilité pour leurs enfants, pour leurs proches et pour eux-mêmes. Le projet porte sur plusieurs champs d’action pour favoriser l’implication masculine dans les soins: élaboration des bases, relations publiques, mais aussi levée des obstacles structurels dans les entreprises et au sein du tissu social de proximité.

Le 5 juin 2016, à l’issue d’une phase préparatoire de deux ans, le projet «MenCare» a été officiellement lancé en Suisse. «MenCare Suisse» débute avec l’organisation d’une exposition [-]photos réunissant des œuvres de Johan Bävman. Cet artiste suédois avait attiré l’attention d’un large public international avec sa série documentaire «Swedish Dads», laquelle sera encore exposée jusqu’au 29 juillet 2016 à la «Berner GenerationenHaus» (maison des générations de la ville de Berne, entrée gratuite).
www.mencare.swiss/fr/swiss-dads
www.mencare.swiss/fr